Rester dans la bagnole
Rester dans la bagnole, c’est garder ta tête au volant pendant tout l’effort. Présente, concentrée, sans pensées parasites.
Le pilote s’échappe
En course, c’est naturel. Tu penses au prochain ravito, à ton chrono de l’an dernier. Pendant ce temps, le véhicule roule seul et n’exploite pas ses capacités.
Appuyer sur le bouton
Dès que tu vois le décrochage, tu appuies sur le bouton : tu reviens à ton A2 maîtrisé en te concentrant sur un détail technique concret. La pose du pied, la cadence, la respiration, la poussée du bâton. Ça ramène le pilote dans le présent. Ça suppose d’avoir travaillé ton A2 des dizaines de fois, seul, à l’entraînement.
X fois 2,50 m
Un trail long n’est pas un bloc de 160 km. C’est des milliers de fois 2,50 mètres. On gère celui-là, puis le suivant. Voir l’UTMB comme un bloc de 170 km, c’est l’attitude de la Clé de 12, et ça mène à l’échec mental.
Ça se travaille à chaque séance
Presque chaque sortie est une occasion : le bruit des pas, la respiration abdominale, la poussée des bâtons. Sans musique, sans distraction. Le jour de la course, il est trop tard pour apprendre.
« Attendre le jour de la course pour penser à sa stratégie mentale, c'est comme attendre le jour de la course pour farter ses skis. C'est trop tard. »
Voir aussi : Le véhicule et le pilote · Les allures A1 à A4.