La pression interne
La pression interne, c’est l’étau invisible autour de ta poitrine quand tu cours. C’est le vrai indicateur de ton allure, avant la vitesse et avant la fréquence cardiaque.
On se fout de la montre et du cardio
Le vrai indicateur d’allure n’est ni la vitesse sur la montre, ni la fréquence cardiaque. C’est l’étau : desserré en A1, il écrase les poumons sur un 800 m en A4.
Constante, c’est le mot
Sur un format court, 20 à 40 km, la pression est très haute et constante, proche de la rupture du départ à l’arrivée. Sur un ultra, elle est bien plus basse, mais parfaitement stable pendant des heures. C’est ça, « pas vite mais tout le temps » : le niveau de pression que tu peux tenir à l’infini.
L’outil pour la tenir : le braquet
Comme à vélo, tu as un braquet : une amplitude de foulée et une fréquence de pas. Quand ça devient dur, tu augmentes la fréquence et tu réduis l’amplitude. Jamais l’inverse. C’est comme ça qu’on garde la pression interne au même niveau quand le terrain change.
Pourquoi ça force le pilote à rester là
Maintenir une pression interne constante force le pilote à rester concentré et à réguler l’effort.
« Pas vite, mais tout le temps. »
Voir aussi : Les allures A1 à A4 · Pas vite mais tout le temps.